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lundi 30 décembre 2013

Au secours! La vaccination est en danger!

Ces dernières semaines, la presse s'est faite l'écho de plaintes déposées contre un laboratoire pharmaceutique commercialisant un vaccin contre les Papillomavirus (HPV) en raison d'effets indésirables graves survenant chez des jeunes femmes récemment vaccinées. Je ne connais pas les faits et je ne suis pas qualifiée pour les commenter, mon propos sera plutôt de défendre la vaccination, en général comme outil de lutte contre les maladies infectieuses.

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dimanche 22 septembre 2013

Voir des virus? Oui, grâce à la microscopie électronique

L'amphi se vide lentement, je termine mon premier cours de virologie sur la structure des virus et la classification virale. Timidement, deux étudiantes s'avancent et me posent une question : « Madame, est-ce que les virus se voient au microscope ? » Étonnée, je leur réponds que non, les virus ne se voient pas au microscope optique, ils sont trop petits (en moyenne 100 nm de diamètre). Satisfaites de ma réponse, les étudiantes sont parties. Sauf que ma réponse était incomplète : bien sûr qu'on peut voir un virus … en microscopie électronique !

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dimanche 28 juillet 2013

Virologue ou virologiste?

Pour moi, sans hésitation, c'est virologue. Comme il y a des cardiologues, des pneumologues et des infectiologues, je suis virologue.

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vendredi 30 novembre 2012

Je suis autorisée à écrire mon HDR

Vendredi dernier, j'avais rendez-vous avec le directeur de l'école doctorale Biologie et Santé de l'université Lille 2, M. B. Sablonnière (celui-là même qui vient de publier un livre sur la chimie et les sentiments). C'est après cet entretien qu'il me dirait si je pouvais m'engager dans la préparation de l'HDR.

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mercredi 26 août 2009

Contre la grippe A/H1N1, qui faudrait-il vacciner?

Des scientifiques américains publient une étude montrant que pour stopper la pandémie de grippe actuelle, il faudrait vacciner les enfants scolarisés et leurs parents... Cette idée va complètement à l'encontre de ce qu'annonce le gouvernement français. Et si on était en train de se préparer une belle galère...

jeudi 12 février 2009

Pourquoi j'ai boycotté l'évaluation de mon équipe de recherche par l'AERES hier...

dimanche 16 novembre 2008

Règle du cerveau n°12

Nous sommes des explorateurs nés. Les bébés sont le modèle de notre façon d'apprendre : pas passivement mais activement, par observation, hypothèse, expérimentation puis conclusion (ne retrouverait-on pas là la fameuse méthode expérimentale, base de notre science ?). Le cerveau à la naissance est une machine à apprendre nourrie par une soif inapaisable de compréhension du monde.

On commence à comprendre le rôle des différentes régions du cerveau dans ce processus et on a montré que certaines régions du cerveau adulte restaient aussi malléables que celui du nouveau-né, ce qui confirme notre évidente capacité d'apprentissage tout au long de la vie.

La conclusion du livre est que la curiosité est notre meilleure qualité et qu'il faut l'encourager le plus possible chez nos enfants. En tant que chercheur, je partage tout à fait ce point de vue. Pour moi, il n'y a pas grand chose de plus satisfaisant que de découvrir ou de comprendre quelque chose de nouveau.

Règle du cerveau n°11

Les cerveaux masculins et féminins sont différents. Comme vous le savez tous les hommes et les femmes diffèrent génétiquement par leurs chromosomes XX pour les femmes et XY pour les hommes. Or le chromosome X est porteur d'un nombre très élevé de gènes liés à la construction du cerveau. Les filles bénéficient donc des gènes des chromosomes X de leur père et de leur mère alors que les garçons n'ont que celui qui leur vient de leur mère... Ce qui peut expliquer un certain nombre de comportements ;).

Si on s'intéresse maintenant à la structure du cerveau, on constate des différences selon le sexe : les tailles de certaines régions, la rapidité de production de certains neuro-transmetteurs, etc. Ces différences sont-elles significatives ? On ne le sait pas.

Regardons maintenant les comportements typiques des hommes et des femmes. Attention, ces différences sont statistiques en ne concernent donc pas des individus particuliers. Une des premières différences sont les maladies mentales qui touchent très différemment les hommes et les femmes. Une autre est la réponse à un stress émotionnel. Les femmes ont tendance à mémoriser les détails de la situation alors que les hommes mémoriseraient plutôt une vue d'ensemble. Les filles ont de bien meilleures capacités verbales que les garçons. Elles ont en général des relations entre elles basées sur la parole alors que les garçons aiment faire des choses ensemble, la plupart du temps en compétition. Où un garçon dominant dirait « fais ça » une fille dominante dirait plutôt « faisons ça ». Ces tendances statistiques se forment très tôt et sont indépendantes de l'âge, de l'époque, de la géographie. Cependant les liens entre les différences biologiques et les différences comportementales sont encore grandement inconnus...

Qu'en déduire pour la vie de tous les jours ? L'auteur fait quelques propositions :

  • Il faut savoir que les émotions sont utiles, elles réveillent le cerveau, et qu'elles sont perçues différemment par les hommes et les femmes. Ces différences sont le produit d'interactions complexes entre l'inné et l'acquis.
  • Faire des équipes mixtes ou les différences sont positivées plutôt que vues de façon négatives.
  • Bien que les différences de facilité verbale soient indéniables en faveur des filles, les différences en maths et en sciences n'ont aucune base biologique connue, elles seraient uniquement culturelles. Il pourrait même être intéressant de séparer les filles des garçons pour ces enseignements pour qu'elles aient l'occasion de répondre aux questions avant qu'un garçon ne le fasse (plus enclin à tenter sa chance par esprit de compétition).

Règle du cerveau n°10

La vue écrase tous les autres sens. La vue est notre sens le plus développé. En effet, le volume du cerveau consacré au traitement des informations visuelles est près de la moitié de son volume total. Nous ne voyons que la représentation que construit notre cerveau, représentation qui n'est pas exacte (pensez à toutes les illusions d'optique classiques). Nous apprenons donc bien mieux avec des images et des dessins qu'avec des mots.

L'auteur encourage donc les enseignants à utiliser plus de supports visuels en tous genres (photos, dessins, animations) et à jeter leurs transparents pleins de mots. Tout ceci conforte tout le bien que je pense des différentes méthodes de cartographie mentales (cartes heuristiques, schémas conceptuels, etc) que j'utilise quotidiennement depuis quelques années et qui sont trop méconnues à mon avis.

Règle du cerveau n°9

Stimuler le plus de sens possibles. Nos sens fonctionnent de concert et contribuent tous ensemble à la mémorisation. Plus une expérience stimule de sens, plus sa mémorisation est efficace. De plus, le cerveau semble utiliser ces différents sens lors du rappel d'une expérience. En particulier l'odorat est très efficace pour ramener à la conscience des souvenirs.

Des idées d'exploitation de cette règle par l'auteur sont : faire des cours stimulant un maximum de sens différents, créer des marques avec des expériences multisensorielles, utiliser les mêmes odeurs lors de l'apprentissage que celles qui sont présentes lors des situations d'exploitation des ces apprentissages (apprendre la mécanique auto dans un garage avec des odeurs d'huile de vidange par exemple).

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