Des scientifiques américains publient une étude montrant que pour stopper la pandémie de grippe actuelle, il faudrait vacciner les enfants scolarisés et leurs parents... Cette idée va complètement à l'encontre de ce qu'annonce le gouvernement français. Et si on était en train de se préparer une belle galère...
Tag - Science
mercredi 26 août 2009
Contre la grippe A/H1N1, qui faudrait-il vacciner?
Par Anne le mercredi 26 août 2009, 21:53
vendredi 7 août 2009
Pourquoi préférer les plages de galets aux plages de sable ?
Par Pierre le vendredi 7 août 2009, 13:34
... Parce que les galets (ou les graviers comme au plan d'eau de St Sorlin) ne collent pas à la peau. Voyez cet article de Slate.fr pour une explication scientifico-comique de ce phénomène.
jeudi 12 février 2009
Pourquoi j'ai boycotté l'évaluation de mon équipe de recherche par l'AERES hier...
Par Pierre le jeudi 12 février 2009, 16:55
dimanche 16 novembre 2008
Règle du cerveau n°12
Par Pierre le dimanche 16 novembre 2008, 15:50
Nous sommes des explorateurs nés. Les bébés sont le modèle de notre façon d'apprendre : pas passivement mais activement, par observation, hypothèse, expérimentation puis conclusion (ne retrouverait-on pas là la fameuse méthode expérimentale, base de notre science ?). Le cerveau à la naissance est une machine à apprendre nourrie par une soif inapaisable de compréhension du monde.
On commence à comprendre le rôle des différentes régions du cerveau dans ce processus et on a montré que certaines régions du cerveau adulte restaient aussi malléables que celui du nouveau-né, ce qui confirme notre évidente capacité d'apprentissage tout au long de la vie.
La conclusion du livre est que la curiosité est notre meilleure qualité et qu'il faut l'encourager le plus possible chez nos enfants. En tant que chercheur, je partage tout à fait ce point de vue. Pour moi, il n'y a pas grand chose de plus satisfaisant que de découvrir ou de comprendre quelque chose de nouveau.
Règle du cerveau n°11
Par Pierre le dimanche 16 novembre 2008, 15:20
Les cerveaux masculins et féminins sont différents. Comme vous le savez tous les hommes et les femmes diffèrent génétiquement par leurs chromosomes XX pour les femmes et XY pour les hommes. Or le chromosome X est porteur d'un nombre très élevé de gènes liés à la construction du cerveau. Les filles bénéficient donc des gènes des chromosomes X de leur père et de leur mère alors que les garçons n'ont que celui qui leur vient de leur mère... Ce qui peut expliquer un certain nombre de comportements ;).
Si on s'intéresse maintenant à la structure du cerveau, on constate des différences selon le sexe : les tailles de certaines régions, la rapidité de production de certains neuro-transmetteurs, etc. Ces différences sont-elles significatives ? On ne le sait pas.
Regardons maintenant les comportements typiques des hommes et des femmes. Attention, ces différences sont statistiques en ne concernent donc pas des individus particuliers. Une des premières différences sont les maladies mentales qui touchent très différemment les hommes et les femmes. Une autre est la réponse à un stress émotionnel. Les femmes ont tendance à mémoriser les détails de la situation alors que les hommes mémoriseraient plutôt une vue d'ensemble. Les filles ont de bien meilleures capacités verbales que les garçons. Elles ont en général des relations entre elles basées sur la parole alors que les garçons aiment faire des choses ensemble, la plupart du temps en compétition. Où un garçon dominant dirait « fais ça » une fille dominante dirait plutôt « faisons ça ». Ces tendances statistiques se forment très tôt et sont indépendantes de l'âge, de l'époque, de la géographie. Cependant les liens entre les différences biologiques et les différences comportementales sont encore grandement inconnus...
Qu'en déduire pour la vie de tous les jours ? L'auteur fait quelques propositions :
- Il faut savoir que les émotions sont utiles, elles réveillent le cerveau, et qu'elles sont perçues différemment par les hommes et les femmes. Ces différences sont le produit d'interactions complexes entre l'inné et l'acquis.
- Faire des équipes mixtes ou les différences sont positivées plutôt que vues de façon négatives.
- Bien que les différences de facilité verbale soient indéniables en faveur des filles, les différences en maths et en sciences n'ont aucune base biologique connue, elles seraient uniquement culturelles. Il pourrait même être intéressant de séparer les filles des garçons pour ces enseignements pour qu'elles aient l'occasion de répondre aux questions avant qu'un garçon ne le fasse (plus enclin à tenter sa chance par esprit de compétition).
Règle du cerveau n°10
Par Pierre le dimanche 16 novembre 2008, 14:39
La vue écrase tous les autres sens. La vue est notre sens le plus développé. En effet, le volume du cerveau consacré au traitement des informations visuelles est près de la moitié de son volume total. Nous ne voyons que la représentation que construit notre cerveau, représentation qui n'est pas exacte (pensez à toutes les illusions d'optique classiques). Nous apprenons donc bien mieux avec des images et des dessins qu'avec des mots.
L'auteur encourage donc les enseignants à utiliser plus de supports visuels en tous genres (photos, dessins, animations) et à jeter leurs transparents pleins de mots. Tout ceci conforte tout le bien que je pense des différentes méthodes de cartographie mentales (cartes heuristiques, schémas conceptuels, etc) que j'utilise quotidiennement depuis quelques années et qui sont trop méconnues à mon avis.
Règle du cerveau n°9
Par Pierre le dimanche 16 novembre 2008, 14:36
Stimuler le plus de sens possibles. Nos sens fonctionnent de concert et contribuent tous ensemble à la mémorisation. Plus une expérience stimule de sens, plus sa mémorisation est efficace. De plus, le cerveau semble utiliser ces différents sens lors du rappel d'une expérience. En particulier l'odorat est très efficace pour ramener à la conscience des souvenirs.
Des idées d'exploitation de cette règle par l'auteur sont : faire des cours stimulant un maximum de sens différents, créer des marques avec des expériences multisensorielles, utiliser les mêmes odeurs lors de l'apprentissage que celles qui sont présentes lors des situations d'exploitation des ces apprentissages (apprendre la mécanique auto dans un garage avec des odeurs d'huile de vidange par exemple).
Règle du cerveau n°8
Par Pierre le dimanche 16 novembre 2008, 14:33
Les cerveaux stressés apprennent moins bien. Notre système de réponse au stress a évolué en réponse à des menaces vitales mais courtes (survivre face à un danger imminent) et pas pour répondre à un stress chronique. Les effets de l'adrénaline et du cortisol quand ils sont trop présents sont mauvais pour la santé : risques cardio-vasculaires, diminution des capacités d'apprentissage et de mémorisation. La pire forme de stress est le manque de contrôle sur la source de stress. La stabilité émotionnelle à la maison est de ce fait le facteur principal déterminant le succès ou l'échec des enfants dans le système éducatif.
L'auteur propose un système où on aiderait gratuitement les parents à établir cette stabilité pour aider leurs enfants. Et au travail, pour détecter les situations stressantes, il suffirait de détecter les moments où les employés se sentent le plus hors de contrôle de la situation.
Règle du cerveau n°7
Par Pierre le dimanche 16 novembre 2008, 14:31
Un petit voyage en train (aller-retour Grenoble pour une soutenance de thèse) et j'ai eu un peu de temps pour rédiger 4 nouvelles règles. Commençons par la règle n°7.
Qui dort bien pense bien. Notre cerveau est le lieu de luttes constantes entre des hormones qui nous maintiennent éveillés et d'autres qui nous endorment. Ceci conduit à notre cycle de veille/sommeil quotidien et incidentalement au besoin universel de sieste en début d'après-midi. Ce cycle varie selon les personnes en termes de quantité de sommeil nécessaire et de moment de sommeil privilégié dans la journée. Ceux pour qui ce rythme correspond aux contraintes de la vie en société sont favorisés ! Un manque de sommeil (même faible) provoque des déficits d'attention, de capacités de compréhension, de mémorisation, et mêmes motrices. En effet le cerveau est très actif pendant les périodes de sommeil, ces périodes sont donc indispensables. L'auteur en déduit les idées suivantes : organiser le travail en fonction des chronotypes en autorisant des horaires décalés, promouvoir la sieste et obliger les gens à dormir une nuit sur un problème avant d'y proposer des solutions.
lundi 6 octobre 2008
Des Virus encore et encore
Par Anne le lundi 6 octobre 2008, 17:29
C'est la fête pour la virologie française! Deux de nos plus grands chercheurs viennent de recevoir le prix Nobel de médecine : F. Barré-Sinoussie et L. Montagné, les découvreurs du virus du SIDA. Je me souviens avec admiration d'un de mes premiers cours de virologie en DEA en 1998 fait par une dame très disponible, qui nous avait parlé de choses très complexes. J'y avais entendu parlé pour la première fois de la TATAbox (rien à voir avec internet ou ma tante Lucette). Elle s'était juste présentée comme étant Mme Barré-Sinoussi. Quelques semaines après, nous apprenions qu'elle avait découvert le VIH, avec son directeur de labo, M. Montagné. Une dame discrète, travailleuse (c'est énorme, ce qu'elle a réussi à faire) et ... une FEMME!

Un mot aussi du M. qui est associé au prix Nobel, M. zur-Hausen qui travaille sur les papillomavirus. Grâce à lui, un de ces jours, nous vaccinerons nos filles pour les protéger du cancer du col de l'utérus. Et oui, certains cancers sont dûs à des virus.
Alors, la recherche fondamentale, faut-il l'aider????
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