Vous reconnaissez-vous ?
Par Pierre le mardi 31 mars 2009, 14:25 - Lien permanent
Classes prépa et l'X : l’enfer du décor
Extrait, en avant-première, de « Classé X, Petits secrets des classes prépas » de Teodor Limann.
« Quelle est donc cette culture « profs », à laquelle leurs enfants se reconnaissent immédiatement, reniflant les phéromones indubitables de l'Éducation nationale ? En exclusivité, voici un petit quiz qui vous permettra de découvrir si vous êtes, ou non, fils de profs :
1. Bien que déçu, vous continuez à voter PS ;
2. À choisir, vous préférez passer vos vacances dans le Finistère plutôt que sur la Côte d'Azur ;
3. Vous écoutez le plus souvent France Inter, rarement Europe 1, jamais RTL ;
4. On trouve dans votre discothèque le dernier album de Vincent Delerm, mais pas celui du Roi Soleil ;
5. Vous savez ce que signifient les sigles CAMIF, MAIF, RECTEUR, SGEN et PSU ;
6. Vous êtes déjà allé au moins une fois dans le Massif Central ;
7. Vous estimez qu'une voiture sert avant tout à se déplacer ;
8. Vous ne dites pas Le Nouvel Observateur, mais L'Obs, et pensez que Le Figaro est un opéra de Mozart ;
9. En deçà de dix semaines de vacances par an, vous êtes mal ;
10. Même si vous dites le contraire, vous seriez contrarié si votre enfant arrêtait prématurément ses études.
En ce qui me concerne, j'appartiens à la première catégorie. Mère institutrice,
père professeur de mathématiques, devenu proviseur. L'Éducation nationale était
une invitée permanente à table, alimentait nos conversations, les émaillait de
ses acronymes. Sans pour autant qu'elle soit clairement exprimée, je ressentais
l'importance capitale de l'école, que notre mode de vie contribuait à
sanctifier encore davantage. Les fils de profs ayant grandi à la campagne se
reconnaîtront probablement dans ce portrait, sur lequel plane la tutelle
symbolique de l'école, de manière d'autant plus écrasante que les autres
influences de la vie sociale se font plus rares. L'école m'était tout, avec ma
famille, et les deux se rejoignaient, se confondaient presque. L'école entrait
à la maison et la maison entrait à l'école. Comme cela arrive parfois dans les
petites villes de province, je passai mon année de CE2 dans la classe de ma
mère et, au lycée, manquai de peu mon père comme proviseur. Bref, j'étais perdu
pour l'insouciance… »
Commentaires
OUF! J'ai que 5 réponses positives!!!
Notamment l'item 2 : plutôt pas de vacances que des vacances dans le finistère, surtout en été!!! Mais nous, on était dans une famille de profs "de la ville"... Ca change tout, non?