Règle du cerveau n°2
Par Pierre le mercredi 2 juillet 2008, 21:48 - Lien permanent
Le cerveau humain est le fruit de l'évolution. L'homme est le seul animal a avoir eu comme stratégie de survie l'augmentation de la puissance de son cerveau et pas celle de ses muscles. Et cette stratégie s'est révélée très fructueuse. Nous sommes partis d'une population d'environ 2000 êtres dans l'est de l'Afrique pour conquérir tous les écosystèmes et compter une population de 7 milliards d'individus !
L'originalité du cerveau humain est de posséder un cortex, lieu de la pensée symbolique. Tout ça proviendrait de changements brutaux du climat qui nous ont forcés à trouver des moyens de nous adapter au changement. Pour ce faire, nous aurions un cerveau avec deux capacités importantes et complémentaires : une base de données pour stocker nos connaissances et une capacité d'improvisation à partir de cette base de données. Quand nous sommes devenus des bipèdes, l'économie d'énergie générée a été utilisée pour faire grossir notre cerveau (2 % de la masse du corps et 20 % de sa consommation d'énergie). Notre tête a grossi en conséquence. Pour pouvoir enfanter, nous avons dû mettre au monde des bébés au cerveau encore incomplet et devenir de bons enseignants pour transmettre nos connaissances à ces machines à apprendre que sont nos enfants. Et comme nous étions individuellement faibles, nous avons dû apprendre à coopérer et donc à communiquer et à deviner les pensées des autres pour les comprendre et les influencer.
Pour finir sur ce sujet, que pouvons nous déduire de cette règle pour la vie de tous les jours ?
- Toute stratégie d'enseignement doit développer à la fois les connaissances (notre base de données) et nos capacités d'improvisation (résolution de problème, raisonnement) de façon équilibrée ;
- notre performance d'apprentissage est fortement influencée par la relation (émotionnelle) que nous avons avec l'enseignant ;
- les capacités relationnelles sont critiques pour toute personne en position d'encadrement ou d'enseignement.
Commentaires
Le second point de ta conclusion peut donc être ravageur : si un enfant tombe sur un enseignant qu'il n'aime pas ou réciproquement ... Comme dans les petites classes, l'enseignant est unique, comment fait le gamin pour s'en sortir?